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Actualité
Prix d'instrumentation 2010
Prix DCP 2010
Conférence
Jean Perrin
Prochain
conseil
le 19 octobre 2010
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la DCP
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Présentation.
Ce prix est destiné à mettre en avant les innovations en instrumentation qui apportent des réelles avancées dans le domaine de la Chimie-Physique. Il nous est apparu que le domaine de l’instrumentation, pourtant primordial pour les applications, était en régression et surtout mal valorisé en France. Ce prix a donc pour but de contribuer à la revalorisation de l’instrumentation et à encourager son développement.
Ce prix, d’une valeur de 2500 Euros, a été remis le 3 juin 2010 dans le cadre du salon MesurExpoVision sur le stand de la SFP.
   
Lauréat 2010.
Christophe PECHEYRAN
Laboratoire de Chimie Analytique Bio Inorganique et Environnement/IPREM UMR 5254,
Université de Pau et des Pays de l’Adour, CNRS, 64053 Pau

"Développement et applications de l’ablation laser en régime femtoseconde, haute cadence de tir (10 kHz) et balayage rapide du faisceau pour l’analyse directe des éléments traces par spectrométrie ICPMS"
Résumé. L’analyse des éléments traces dans les solides est une préoccupation grandissante dans de nombreux secteurs industriels et de l’environnement. En réponse à cette pression, l’ablation laser couplée à une détection par spectrométrie de masse à plasma induit (AL/ICP-MS) se positionne comme un outil de choix de par les nombreux avantages qu’elle présente : analyse directe, grande sensibilité, résolution spatiale à l’échelle micrométrique. Cependant, les lasers utilisés à ces fins délivrent des impulsions nanosecondes suffisamment longues pour générer des effets thermiques dans l’échantillon. Ceci se traduit par une évaporation sélective des éléments et la formation de grosses particules difficilement atomisables dans le plasma ICP altérant ainsi la justesse des analyses. En intégrant une source laser à impulsions brèves (femtoseconde) et à haute cadence de tir (Amplitude Systèmes/Novalase Sa) associée à un scanner galvanométrique 2D, nous avons pu proposer une approche différente. En premier lieu, la durée d’impulsion très courte permet de limiter considérablement les effets thermiques améliorant ainsi la justesse d’analyse. Par ailleurs la cadence de tir portée à 10000 Hz (contre 10-20 Hz avec les sources conventionnelles) combinée au balayage rapide du faisceau à la surface de l’échantillon est un aspect fondamental du concept car il permet par exemple d’augmenter la sensibilité du couplage LA/ICPMS (en concentrant temporellement le volume d’échantillon introduit dans le spectromètre), de mettre en œuvre une quantification par dilution isotopique directement dans la cellule d’ablation ou d’ablater les échantillons selon des trajectoires complexes en 2 dimensions. Cette technique a d’ores et déjà été mise à profit pour la détection en ultra traces de metalloproteines, la lutte contre la prolifération nucléaire, la détermination de traceurs inorganiques dans des huiles brutes et kérogènes, la datation de l’expulsion des huiles dans des réservoirs pétroliers, l’étude de la migration des poissons…
Historique |
Lauréats |
2009
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Alexandre DAZZI
Laboratoire de Chimie Physique Université Paris-Sud Bâtiment 201-P2 91405 ORSAY
"Nanoscopie infrarouge par effet photothermique"
Résumé. La spectromicroscopie infrarouge est une technique d’analyse extrêmement performante qui est capable à la fois de caractériser des composés chimiques par leurs bandes d’absorption et à la fois de les localiser spatialement grâce à un microscope. Cependant les microscopes conventionnels ne possèdent pas des résolutions meilleures que la demi-longueur d’onde. En conséquence, dans le domaine infrarouge, il est impossible d’étudier des cellules uniques, comme les bactéries, les virus, et il est difficile de cartographier avec une grande précision l’intérieur d’une cellule eucaryote. Pour palier à ce manque de résolution, la solution est d’utiliser un type de microscope dit de « champ proche » (Atomic Force Microscope, Scanning Tunneling Microscope, Scanning Near-field Optical Microscope). Les seuls résultats expérimentaux convaincants, c’est à dire obtenir un spectre infrarouge comparable à un spectre infrarouge classique (FTIR), ont été obtenus par une approche photothermique et non pas par une approche optique. Cette nouvelle technique photothermique a été baptisée PhotoThermal Induced Resonance (PTIR), et consiste à irradier l’échantillon avec un laser accordable, pour générer l’effet photothermique, puis à mesurer les conséquences de l’absorption (dilatation de l’échantillon) avec un microscope à force atomique (AFM) qui détecte les variations de contraintes grâce à sa pointe en contact avec l’échantillon. Dans la mesure où les déformations mesurées par cette méthode sont directement proportionnelles à la quantité d’énergie absorbée, le spectre d’absorption est simplement obtenu en changeant la longueur d’onde du laser infrarouge. Même si les déformations sont très faibles (de l’ordre, voire inférieures au nanomètre), la sensibilité de l’AFM est telle qu’elle permet à la technique PTIR de mesurer et identifier chimiquement des objets de quelques dizaines de nanomètres. Depuis maintenant trois ans, une ligne d’expérience, appelée AFMIR (http://www.lcp.u-psud.fr/rubrique.php3?id_rubrique=115), est proposée aux utilisateurs du centre serveur infrarouge CLIO, et leur offre la possibilité de faire de la spectromicroscopie haute résolution en utilisant la technique PTIR couplée avec le laser à électrons libres CLIO.
L'affiche et les sponsors
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2008
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Emmanuel MAISONHAUTE
UMR CNRS-ENS-UPMC 8640, Paris
"Développements en électrochimie ultrarapide"
Résumé. Accéder à des échelles de temps de plus en plus courtes a toujours été un enjeu majeur en cinétique et en particulier en électrochimie moléculaire, car cela permet d’isoler des intermédiaires réactionnels de plus en plus instables, et donc d’obtenir des informations essentielles sur des mécanismes complexes. Or, ces dernières années, l’électrochimie a vu son champ d’investigation s’étendre aux systèmes nanométriques, avec des applications potentielles extrêmement variées allant des systèmes biologiques aux dispositifs électroniques moléculaires. Pour que de tels dispositifs soient intéressants quantitativement parlant, il est nécessaire d’obtenir un contrôle du transfert de l’information à des échelles spatiales nanométriques et à des fréquences caractéristiques dans le domaine du gigahertz. Or, même si beaucoup d'équipements électroniques fonctionnent aujourd'hui au GHz, obtenir des données expérimentales électrochimiques dans ces gammes de temps et d’espace n’est pas aisé car à la différence des pistes électroniques, une solution électrolytique est un milieu très résistif, et l’information est d'autant plus filtrée par les effets de chute ohmique de potentiel que la gamme de temps est courte. Le développement d'un potentiostat à compensation électronique en temps réel de la chute ohmique permet de surmonter ces problèmes. Cet appareil a ainsi permis de "voir" une perturbation électronique se propager à la surface de dendrimères électroactifs ou encore de suivre les mouvements d'une bulle acoustique au voisinage d'une surface.
L'affiche et les sponsors
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2007
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Michel
JOUAN
CNRS Ecole Centrale Paris
"Prototype de spectromètre
Raman (digital micromirror device / PM)"
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